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 L'enfance d'Healar, partie deux

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Healar
Shismatique
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MessageSujet: L'enfance d'Healar, partie deux   L'enfance d'Healar, partie deux EmptyLun 16 Juil 2007 - 20:27

Iarys : Noires ailes, noires nouvelles…

Ainsi s’exprimait la grande prêtresse de Rushu en cette sombre journée, après avoir reçu un message par Corbac interposé.
La guerre faisait rage, et l’ouverture du pont menant à une nouvelle île avait attisé la haine entre Bontariens et Brakmariens à son paroxysme, avec son lot d’horreurs quotidiennes, entre massacres d’innocents et saccages de territoires neutres.

Iarys : Non vraiment, c’est une sale journée… Et elle n’est pas finie…

Des nuages plus ténus, plus insidieux, parsemaient en effet les visions de la Xelorette, augurant d’une triste soirée… Son esprit ne savait plus où donner de la tête, entre tous les sujets d’insatisfaction qui se présentaient à elle.
C’est pour cela qu’elle décida de s’occuper des tâches ménagères dans son manoir de Brakmar.
« Une occupation qui ne demande pas beaucoup d’efforts intellectuels et qui empêche de se tourmenter avec d’autres sujets, et puis Healar ne saurait tarder à rentrer de l’école… », se disait-elle.

De fait, elle ne pouvait s’empêcher de ressasser ces maux qui la tourmentaient, et elle offrit un visage décomposé au jeune Eniripsa furibond qui lui ramenait sa fille adoptive en la tirant par les oreilles, visage qui tourna très vite au regard froid et furibond.

Iarys : Puis-je savoir ce qui justifie ce traitement de votre part envers ma fille, maître Kice ?

Kice : Malsoir aussi, prêtresse. Il se passe que votre fille a un comportement intolérable !

Iarys (d’un ton parfaitement froid) : Lâchez d’abord ses oreilles, espèce de monstre, et nous parlerons ensuite.

Après avoir jeté un regard noir à son interlocutrice, Kice relâcha Healar, qui se jeta dans la cape de sa mère adoptive pour y disparaître, hors de vue.

Kice : Je passerai sur ses désertions des cours d’études des soins et ses incitations à la désertion auprès des autres, ainsi que sur les bagarres qu’elle créé autour d’elle, pour mieux m’attarder sur ce qui est le plus choquant : elle a osé me frapper, moi, son professeur attitré chargé de la guider dans l’art des soins, moi qui…

Healar (voix étouffée par le tissu) : Il avait qu’à pas me gifler !

Iarys (d’une voix à faire geler la lave) : Est-ce bien vrai, maître Eniripsa ? Avez-vous frappé ma fille ?

Kice (de la voix de celui qui pense avoir raison) : Oui, et elle le méritait !

Iarys (ton cassant) : Et où ai-je signé pour vous transmettre mes droits de mère ? Je me charge de son éducation, vous n’avez pas à la frapper !

Kice : Vous n’êtes pas …

Le regard que lui adressait la Grande Prêtresse de Rushu le stoppa net dans sa phrase.

Kice (d’un ton dépité) : Compris, prêtresse.

Après le départ, la queue entre les jambes, du professeur, et l’avalanche de bisous de la part de l’Eniripsa qui s’en suivit, Iarys emmena celle-ci à l’intérieur et l’installa confortablement dans un coussin tellement épais, que, de la petite fée, on ne voyait plus que les antennes.

Iarys : Bon alors, cette journée, bien passée ?

Healar (d’un ton boudeur, du fin fond du coussin) : Non, elle était nulle !

Iarys : Allez c’est fini, racontes tout à maman…

Healar (d’un ton maussade) : Ya un grand qui s’est moqué de moi, et il disait que j’étais petite et tout, et que tu étais la catin de Rushu… Dis maman, ça veut dire quoi « catin » ?

Iarys : C’est une insulte, ma chérie… Et… Tu t’es pas laissée faire au moins ?

Healar : Il m’a coincé les bras et il les a tordu jusqu’à ce que je pleure, et puis d’autres grands sont venus et ils m’ont vu pleurer, ils m’ont demandé qui avait fait ça, et ils ont dit que j’était mignonne et ils sont allés casser la figure à l’autre grand, celui qui m’avait frappé.

Iarys : Bien bien… Tout comme cet Eniripsa présomptueux, tout le monde doit savoir qu’on ne frappe pas ma fille. N’aies pas peur, maman est là…

Avec beaucoup de mal, la petite fée sort de son cocon de cuir et de plumes, et se jette dans les bras de sa Xelorette de mère.

Healar (à l’oreille) : Et toi maman ? Ta journée, elle t’a plu ?

Et Iarys se mit à parler de ses problèmes, des Bontariens qui prenaient le contrôle de Pandala, des avantages qu’ils en tiraient, de son mari mort, des désolations, bref, des trucs d’adultes.
Healar l’écoutait avec un sérieux impassible, consciente des soucis de sa mère d’adoption.

Healar (d’un ton très sérieux) : Et t’as jamais envie de pleurer ?

Iarys (d’un ton attristé) : Oh Healar, ma chérie… Je le ferais si je pouvais… Je ne peux pas, je n’ai pas le droit …
Si les plus forts, ceux qui montrent le chemin, se montrent faibles, que doivent penser les moins forts, ceux qui les suivent ? Ils ne sauront plus quoi faire, ils se sentiront perdus et abandonnés… Je n’ai pas ce droit, en tant que grande Prêtresse de Rushu, je dois me montrer forte et solide même si à l’intérieur je suis brisée. Comprends-tu cela ?

Healar : Non.

Iarys : Ecoutes… Imagines toi, si un jour je me mettais à pleurer, si je refusais de bouger, d’aller au temple, parce que je serais triste… Qu’est-ce-que tu ferais ?

Healar (un peu paniquée) : Non maman ! Pleures pas ! Parce que sinon je vais pleurer aussi, et puis je ferais quoi ?

Iarys : Tu vois ma chérie… C’est pour cela que je n’ai pas le droit de pleurer. Toi aussi un jour tu seras très forte… Et ce jour là il te faudra te montrer pleine d’assurance, si tu ne veux pas inquiéter les autres. Même si tu te sens triste… Comme je l’ai fait en rendant le corps de ton père à Rushu… J’avais très envie de pleurer… Même s’il était un Iop encore plus bête que la normale, je l’aimais beaucoup…

A ce moment-là, un cri d’alarme résonna dans tout Brakmar…
On attaquait la ville, et tous les soldats étaient réclamés à l’entrée principale.
Se cramponnant à sa mère, la petite Eniripsa se mit à trembler.

Healar : Maman… J’ai peur… Papa me manque…

Iarys : A moi aussi, il me manque.

Les larmes qui se mirent à couler le long de la joue de la petite fée ne provenaient pas que de ses yeux rouges, ternis par la tristesse et la peur. Mère et fille s’unirent dans un même sanglot de tristesse et de peine, alors que dehors la guerre faisait rage…
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MessageSujet: Re: L'enfance d'Healar, partie deux   L'enfance d'Healar, partie deux EmptyMar 17 Juil 2007 - 3:37

C'est de mieux en mieux Healounette, vraiment, je suis plongé dans tes récits, et la suite se fait attendre !

coeur2
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AlisonAgarwaen
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MessageSujet: Re: L'enfance d'Healar, partie deux   L'enfance d'Healar, partie deux EmptyMar 17 Juil 2007 - 10:59

C'est violent mais tout le monde n'a pas la chance d'avoir une enfance heureuse… J'apprécie surtout ces textes car ils expliquent la psychologie du personnage qui oscille souvent entre l'épouvantable (oui, oh j'ai le droit de le penser) et le généreux. Le bien et le mal se définissant comme des " tendances " à se rapprocher de l'harmonie ou à s'en éloigner…
Pour ma part je préfère une Healar moins cinglante et plus attentionnée (attentive ?) aux autres… car bien souvent c'est signe qu'on est attentionné avec soi. Il faut passer par beaucoup de destructions parfois pour construire… parce qu'on n'érige la construction de soi-même que sur du plat.
C'est Sainte-Axerror qui m'a dit ça ce matin en rentrant de la coupe (où elle s'est faite ratatinée par un Mulou et un Trool), elle m'a dit :

- Moi ze sais pas si z'ai une enfance heureuse ou " normale " mais ze sais que ce que ze fais ze ne le dois qu'à moi, ça va plus vite quand on repart de jéro…
- De jéro Axou ? C'est quoi jéro ?
- C'est le chiffre avant le un espèce de iopette !
- Ah zéro.
- Bah oui c'est ce que ze dis… dis donc ta femme, tu sais celle qui grogne, elle a pas du avoir une enfance très gaie (contrairement à Lame, oh ça va) avec les trucs qu'elle raconte, z'ai lu des trucs très anciens sur la guerre de Brakmar et Bonta… même si c'est en train de reprendre de l'ampleur, auparavant c'était encore plus terrible parait il… En ce moment on est à la limite de la cohabitation amicale comparé à ces temps anciens…
- Oui, je sais Sainte-Ax, ça n'a pas été facile pour elle… Crois moi quand nous nous disputons je ne l'oublie pas même si ça n'oblitère pas ses fautes.
- Ze sais pas si tu seras Sainte un jour Alison tu sais, tu es un personnage public, tu ne t'es jamais coupée franchement du monde, tu cogites trop dans ta tête de iopette… certes tu nous évites le style iopette effrontée qui semble être un standard par ces lieux mais tu es trop politicienne pour accéder à la pureté que tu désires…
- Sainte-Ax ? Tu as bu quoi ce matin ? Dis donc, c'est pas du haut de ses 13 ans et demi que ma pupille va m'expliquer comment accéder à la Sainteté et à la Glorification…
- Tu vois tu t'énerves… Les iops, vous n'êtes pas fait pour la sagesse, vous avez le sang qui bout tout le temps et vous êtes obsédés par l'apparence…
- Oh mais je te trouve bien querelleuse ce matin toi, c'est de te faire attaquer par un mulou au petit déjeuner qui te rend si maligne ?
- Nan, déza ze coupe pour Pimousse des p'tits ifs et des merisiers, ensuite c'est la première fois qu'un mulou ose s'attaquer à moi et c'est pas bon signe…
- Il aurait du te laisser passer ? " Excusez-moi mademoiselle Sainte Ax, coupez donc… "
- Nan ! Mais bon… ze veux dire… enfin… oh ze peux pas te dire à toi mais z'ai l'habitude de passer par là et ze t'assure qu'ils m'ont touzours laissée en paix… moi aussi ze suis une p'tite Sainte hein ? Bah les mulous ils me toucheraient pas… limite ils m'offriraient leurs gâteux infects… Ze veux dire tu sais, les zens sont agressifs, c'est bien qu'UAM soit une sorte d'Arche de Noé mais un zour les Saintes passeront Martyrs… Ta p'tite femme, elle, elle est habituée à toute cette violence, toi tu te retiens encore… P't-être qu'elle connait ses démons à elle et toi pas… Son existence a été ravazée et là vous lui offrez une vraie occasion de changement, alors garde l'œil ouvert mais laisse la bride, il faut qu'elle s'épanouisse et pas qu'à glousser toute la nuit comme des furieuses dans les maisons que vous occupez illégalement.^^
- Moui, bah je sais ça Sainte-Ax, je sais, comme toi t'es pas ma fille, elle c'est pas ma pupille non plus et je suis pas son chaperon… et je suis pas la maman de la Guilde non plus, désolée je sais tout ça, Paris me l'a déjà dit, je ne suis qu'Alison, 27 ans, qui court après la Sainteté et la Grâce… parfois j'y arrive tu sais, j'ai des visions et je sens un grand bonheur…
- Oui et parfois tu es aussi gentille qu'une pierre… Ne critique pas Healar, regarde aussi dans ton zardin parfois Brunie, ça t'a fait du bien de quitter ton rang de meneuse, tu commençais à casser les bonbons de compensation là…
- Je te remercie de ta gentillesse, il est vrai que tu n'as rien à te reprocher, j'ai encore fait ta vaisselle hier…
- Tu es trop concrete.
- Et toi tu es plus raisonneuse que moi… allez file jouer avec tes copains, et te tâches pas… oh puis… non fais ce que tu veux, t'es pas ma fille non ?
- ça m'empêche pas de t'aimer comme une mère parfois Alison mais tu vois, la iopette rousse de 20 ans que z'ai vu débarquer un beau matin chez le Père et à qui on m'a confiée ze la vois encore dans toi. Parfois c'est en ne cherchant rien qu'on trouve ce que l'on veut. N'oublie pas, sainte sauvageonne, derrière les nuages le ciel est touzours bleu.

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Alison Brünhild Agarwaen Ulfdinn d'Ulwarth, dite " Sainte Alison "


Dernière édition par le Mar 17 Juil 2007 - 14:25, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: L'enfance d'Healar, partie deux   L'enfance d'Healar, partie deux EmptyMar 17 Juil 2007 - 12:30

Alison a écrit:
très gaie (contrairement à Lame, oh ça va)

Owi :3

...


Sinon, pour ce qui est de l'enfance d'Healar, je la trouve "captivante" (je sais pas si c'est le bon mot...). En tout cas très bien rédigée, bravo SmileSmile

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MessageSujet: Re: L'enfance d'Healar, partie deux   L'enfance d'Healar, partie deux EmptyMar 17 Juil 2007 - 13:07

C'est magnifique Healar, je veux la suite, je veux la suite !

Alison, ben c'est pas ton premier récit que je lis, mais toujours très poétique, j'adore ça.. Very Happy
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MessageSujet: Re: L'enfance d'Healar, partie deux   L'enfance d'Healar, partie deux Empty

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